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Index de l'article
Les postes de joueur du Rugby à XV
01 & 03 Piliers
02 Talonneur
04 & 05 Deuxièmes lignes
06 & 07 Troisièmes lignes aile
08 Troisième ligne centre
09 Demi de mélée
10 Demi d'ouverture
12 & 13 Centres
11 & 14 Ailiers
15 Arrière
Toutes les pages

Les postes du joueur de Rugby à XV

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••• PILIERS •••

"l'amoureux, il aime tellement son adversaire que la mêlée a été mise en place pour qu'il puisse l'embrasser"


maillot de rugby numéroté 01, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91maillot de rugby numéroté 03, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, le pilier (1 et 3) (gauche et droit) (en anglais : prop) est l'un des quinze postes habituels. On trouve deux piliers dans une équipe. Ce sont des joueurs de première ligne qui entourent le talonneur en mêlée fermée, et chargés de pousser les piliers adverses lors de cette phase de jeu. Dans le jargon de l'ovalie, on parle parfois simplement du "gaucher" et du "droitier". Les piliers courent certes moins vite que les autres joueurs de l'équipe mais jouent un rôle important lors des mêlées. Étant donné les risques physiques encourus lors de ces phases de jeu à ce poste, seuls des spécialistes sont autorisés à jouer à ce poste et on a parfois recours à des mêlées simulées pour préserver la santé des joueurs si ces joueurs sont déjà sortis sur blessures. La dureté physique de ce poste ainsi que la spécificité du poste implique la présence nécessaire d'un pilier parmi les sept remplaçants d'une feuille de match, un deuxième spécialiste est aussi parfois sélectionné si l'entraîneur redoute un match particulièrement intense sur les phases de conquête. Les joueurs jouant à ce poste sont généralement les plus lourds de l'équipe et sont plus petits que les deuxièmes ou troisièmes lignes. Dans le rugby moderne leur gabarit est autour d'1m80 pour 110 kilos, leur centre de gravité doit être le plus bas possible pour pouvoir mieux jouer en mêlée, toutefois il existe des joueurs plus grands ou plus lourds qui sont performants à ce poste. Toutes proportions gardées, les piliers gauches sont moins imposants et plus mobiles que les piliers droits. En effet, leur position dans la mêlée est différente. Le pilier droit engage ses deux épaules dans la mêlée et doit contenir le talonneur et le pilier gauche adverses. Le gaucher n'engage par contre qu'une seule épaule (la droite) et ne possède donc qu'un vis-à-vis. Désormais les piliers ont aussi pour rôle de soulever leurs coéquipiers en touche et participent à des actions de jeu balle en mains et pilonne la ligne défensive adverse près de la ligne d'en but.

01-piliers d'équipe de rugby

Ci dessous un descriptif plus "litéraire" de ce poste, vu par "Prince d'Euphore", rédacteur pour le site web de nos amis de Lanester

Etrange bipède dont la morphologie évoque nos lointains cousins quadrumanes, le pilier se nourrit exclusivement de saucisson. Figure inénarrable du rugby, le spécimen prête volontiers le flanc à la caricature....
Quand on veut dépeindre le rugbyman sous les traits grossiers d’une brute épaisse dont l’essentielle faculté est de s’incliner pour pousser en mêlée, c’est bien sur au pilier que l’on pense.
Le cliché est un peu éculé me direz-vous. De nos jours, les piliers dits "modernes" sont des athlètes affutés sans un gramme de graisse, galopant aux quatre coins du pré, capables de vous envoyer des passes vissées de 30 mètres. Heureusement pour le folklore de notre sport, ce tableau idyllique ne concerne qu’une poignée de joueurs professionnels composant le gratin de l’élite nationale. Les autres sont bien souvent a cataloguer dans la série "a l’ancienne". Dépassant allègrement le quintal, un cou de taureau, tout dans le jarret et dans les reins, rien dans les abdos (hormis la Kro), le pilard traditionnel est voué aux tâches obscures de ce jeu : tordre son alter ego en mêlée, arracher des ballons dans les mauls et c’est a peu près tout. Jamais vous ne verrez un n° 1 ou un n° 3 porter le cuir dans une course folle et chaloupée pour prendre des intervalles au milieu des gazelles. Cela lui est généralement formellement interdit par son coach, et d’ailleurs, ce serait contre-nature...

Les hommes de l’ombre
Quand on joue a la pile, on va au charbon, on fait sa sale besogne et surtout on se tait. Et pour cause, le pilier est certes un homme fort, roué et vicelard, sa mobilité est limitée et ne peut donc jouer les stars en tortillant du cul.On les voit parfois tenter quelques foulées courageuses en début de partie, histoire de montrer qu’ils sont eux aussi des sportifs, et puis après, harassés par les travaux de force auxquels ils se bornent, marchent péniblement d’un regroupement a un autre,les mains appuyées sur les reins, cherchant l’oxygène comme des grosses carpes sorties de la rivière. Néanmoins, tous les rugbymen vous le diront, un bon pilier, solide comme un roc, vaillant comme une mule, est une denrée ô combien précieuse. Deux piliers défaillants et c’est souvent la maison qui s’écroule, par contre s’ils sont conquérants, on peut voyager tranquille. Même les vieux adages ovaliens le disent : "le rugby, ça commence devant", et comme devant ça commence avec eux, mieux vaut être bien armés en première ligne.

Qui fait peur aux enfants, qui largue des caisses abominables ?
Il faut en effet être un gaillard de la meilleure moelle pour affronter toutes les avanies de ce sport. Qui ramasse les poires en premier quand une mêlée se relève ? le pilier. Qui sort du terrain la gueule en vrac ? le pilier. Qui est condamné a l’anonymat éternel ? le pilier. Qui se couvre de ridicule en se tartinant la fiole de vaseline et en se passant un bandeau d’élasto autour de la tête ? le pilier. Qui a les oreilles en choux-fleurs ? qui ne trouve pas de short à sa taille, qui fait peur aux enfants, etc, etc… Alors vraiment, a tous les piliers de la terre, je rends un hommage a la bravoure, a l’abnégation et a l’humilité.
Et oui, finalement , on les aime bien nos bons vieux pilards, ils amènent un peu de sel dans une vie de groupe. On les brocarde gentiment, on les taquine parce qu’on sait que c’est facile et qu’ils n’ont pas toujours une répartie foudroyante. Faut dire qu’ils cherchent aussi… quand quelqu’un lâche une caisse abominable et enfume un car entier, c’est toujours sur les piliers que les soupçons s’abattent, quand, juste avant un match, un chiotte est "nutellisé"* sans vergogne, on voit souvent en sortir une bourrique, fière de son forfait, arborant un 1 dans le dos. Et puis, qui mange tout le saucisson dans les collations d’après-match ?
* Nutelliser : formidable néologisme construit sur la racine étymologique de "Nutella". Imaginez donc une cuvette ressemblant a un pot de Nutella en fin de vie…



••• TALONNEUR •••

"le timide, il fait tout pour être encadré"


maillot de rugby numéroté 02, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, le talonneur (2) (en anglais : Hooker) est l'un des quinze postes habituels. C'est un joueur de première ligne placé entre les deux piliers en mêlée fermée, et chargé de talonner le ballon lors de cette phase de jeu après l'introduction du ballon par le demi de mêlée. Le talonneur est également celui qui remet le ballon en jeu lors des touches même si on a quelquefois vu d'autres joueurs se charger de cette tâche lorsque le talonneur ne disposait pas d'un bon lancer. Ils courent certes moins vite que les autres joueurs de l'équipe mais leur rôle n'en est pas moins important : les mêlées sont bien plus techniques qu'il n'y paraît, ce n'est pas qu'une vulgaire épreuve de force pour savoir quel pack pousse le plus fort ! Les joueurs jouant à ce poste sont généralement plus costauds que les arrières, moins que les piliers. ils sont plus petits que les deuxièmes lignes. Ils doivent être assez athlétiques pour l'épreuve de force de la mêlée fermée. De plus en plus, ils interviennent pour percuter la défense au ras du regroupement et faire reculer les adversaires, mobiliser la troisième ligne autour du regroupement, afin de rendre moins de joueurs adverses disponibles au large...

02-talonneur d'équipe de rugby

Ci dessous un descriptif plus "litéraire" de ce poste, vu par "Prince d'Euphore", rédacteur pour le site web de nos amis de Lanester

Parmi tous les damnés de la terre, les talonneurs. Des pauvres bougres qui s'activent aux tâches les plus ingrates. Dans le registre du pire recensé dans le sport, il y a peut-être gardien de hand, ou piquet de slalom spécial… D’accord, un pack de rugby, ça ressemble un peu a la cour des miracles. Entre ces oreilles en chou-fleur, ces arcades maltraitées qui donnent des airs d’intellos néandertaliens et ces pifs cabossés, difficile d’y trouver l’éphebe de la prochaine pub Paco Rabane.

Et parmi ceux-ci, un phénomène : le talonneur.
En effet, on choisit rarement de porter le n°2, on vous l’impose, on le devient par nécessité ou par sacrifice. D’ailleurs, ceux qui ont la vocation du talonnage sont rarement mentalement responsables, c’est pourquoi on leur pardonne tout… En gros, chers amis néophytes, le talonneur est ce petit trapu avec des chaussures montantes ridicules qui touche plus de poires que de ballons et qui de surcroît, adore ça. Plus on l’arrose, plus ça le stimule. Alors pourquoi prend-on ce malheureux en cible ? Simple, il est le seul joueur du pack, et qui plus est en première ligne, a se lier en mêlée avec ses deux bras.

Tel le Christ sur sa croix, le talonneur attend, placide, le châtiment des deuxième lignes adverses, qui, eux, experts en "relevage de mêlée", peuvent libérer un bras pour accomplir leurs moulinets vengeurs.

Couper la laisse du pitt-bull
Certes, et heureusement pour notre sport de gentlemen, toutes les mêlées ne se relèvent pas, mais quand même, jusqu’à un certain niveau, la mêlée relevée se cultive comme un art, voire comme une véritable action de jeu. Et dans ce cas, eh bien c’est le talon qui ramasse. Alors parfois, quand il charge trop, il s’énerve et veut se venger. Et la, danger ! Tous les capitaines de toutes les équipes du monde savent que si on coupe la laisse du pitt-bull, le carnage n’est pas bien loin. D’ou l’intérêt de posséder, dans chaque groupe, une sorte de tuteur a talonneur qui le surveille comme le lait sur le feu. Comment faut-il amadouer un talonneur ? c’est simple, il suffit, quand vous sentez que la moutarde lui monte au nez, de lui faire miroiter une action dans laquelle il touchera le ballon. Même si neuf fois sur dix, il commet un en-avant, cela le calmera.
Le 2 n’est généralement pas méchant, il est volontaire, plein d’allant, souvent appliqué mais juste un peu frustré. Faut dire qu’il faut se mettre a sa place, la seule fois ou il voit le ballon a portée de main, c’est quand il roule dans ses pieds sous la mêlée. S’il pouvait la talonner avec la langue, il le ferait…
Et puis, quand le ballon vole de mains en mains dans le champ, le talonneur court âpres, désespérément, un peu comme ces vieux chiens qui convoitent le même bout de bois que leurs jeunes congénères. Alors, si vous jouez au rugby, ayez la bonté d’avoir une pensée pour l’exclus de votre équipe : a la fin du match, quand tout est perdu, ou tout est gagné, faites une passe a votre talonneur. Et il revivra.



••• DEUXIEME LIGNE ••• 

"le discret, il aime jouer dans l'ombre"


maillot de rugby numéroté 04 et 05, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91maillot rugby 05, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, le deuxième ligne (4 et 5) (en anglais : lock) est l'un des quinze postes habituels. On trouve deux deuxièmes lignes dans une équipe. Ce sont traditionnellement les plus grands de l'équipe (aux environs de 2 mètres dans les équipes professionnelles) et leur taille est cruciale sur les touches bien que le timing avec le lanceur est aussi extrêmement important. Désormais, on peut aussi utiliser leur grande taille pour lever leurs coéquipiers en touche ou réceptionner les coups d'envois. Les 5 de devant (joueurs de première et de seconde ligne) représentent la puissance de combat de l'équipe, par leur capacité à la récupération des ballons et par leur courage défensif. Sur les phases de jeu ouvertes, ils sont très souvent employés pour créer des brèches ou réquisitionner l'intervention de plusieurs défenseurs. Ils sont aussi amenés à assurer la continuité des actions en "nettoyant" les phases de jeu, c'est-à-dire en empêchant les adversaires d'intervenir pour récupérer la balle après un plaquage par exemple. Leur rôle dans les mêlées fermées est aussi extrêmement important pour mettre la pression sur l'équipe adverse. C'est donc un poste relativement obscur où les joueurs sont avant tout concernés par des tâches ingrates mais absolument indispensables à l'équipe. Néanmoins certains sortent du lot par leur capacité à anticiper les actions et donc à être souvent "bien placés" pour intervenir sur des phases offensives.

04-05-deuxieme ligne d'équipe de rugby

Ci dessous un descriptif plus "litéraire" de ce poste, vu par "Prince d'Euphore", rédacteur pour le site web de nos amis de Lanester

Ils chaussent du 50 et n’ont plus que quelques dents. Déplaçant laborieusement leur immense carcasse, ils dépassent facilement le quintal et ne passent pas inaperçus. Ils sont… les deuxièmes barres.
Le 4 et le 5 forment généralement une belle paire de mules. La principale fonction d’un seconde barre, comme on dit dans le jargon, c’est de pousser en mêlée et de sauter en touche. Bien évidemment, ne pas prendre le verbe "sauter" au pied de la lettre car l’immense majorité de ces Gulliver de l’ovale éprouvent les pires difficultés a s’arracher du plancher des vaches. Soit il est une deuxième ligne "moderne", c’est-à-dire parfaitement filiforme, presque athlétique et dans ce cas comme le règlement l’autorise, ses copains peuvent le soulever très haut pour qu’il s’empare du ballon, soit c’est une deuxième ligne "a l’ancienne" : 120 kg et une détente verticale de morse sur la banquise, ce qui le rend inutile dans l’exercice de la touche. Dans ces conditions, il convient hélas de constater que le gros deuxième ligne est une espèce menacée, un peu comme les éléphants d’Afrique.
C’est bien dommage, car le bougre a une place bien a part dans le paysage rugbystique, voire dans le sport en général. Quelle discipline autre que le rugby aurait bien pu accueillir de pareils mastodontes, aussi vaillants que vicelards ? Eh oui, les 4 et 5, le fameux attelage de la mêlée, les deux poutres, occupent des postes si particuliers dans la conception traditionnelle de ce sport, qu’ils ont façonné leur propre mythe. Au cour de la mêlée, enfermés dans la cage, les deux cerbères sont dans le secret des dieux : eux-seul savent vraiment ce qui se passe sous cette éphémère bâtisse de seize corps humains dont ils forment l’indestructible clé de voute.

L’art de la melée relevée
En l’occurrence, rien de très romantique, puisque seuls les deuxièmes lignes cultivent l’art de la mêlée relevée. Les deux géants occupent un poste stratégique dans la cabane : bien campés sur leurs appuis, ils ont toujours un bras de libre, celui qu’il passe sous les cuisses des piliers de façon a bien s’arrimer. Et puis, quand le moment est venu, quand le deuxième barre a bien prémédité son coup, ou quand il entend le signal (le 9 annonce une « Gabriel ») il exerce de ce bras un savant mouvement de balancier sous la mêlée en direction du camp adverse. Résultat : une tomate dans la gueule du talonneur, la mêlée se relève, c’est l’échauffourée. Sous ses airs de géant débonnaire, avec son élasto qui lui écrase les arcades, sa vaseline qui déborde et ses Rivat montantes, le bon vieux deuxième ligne pourrait faire rire les enfants, comme le ferait un monstre gentil. Il n’en est rien.
Le seconde barre de métier est un concentré de vice, un type bien énervant qui vous nargue en arborant un sourire sardonique tout en protège-dents. Il ne s’énerve jamais et accomplit tous ses gestes, même les moins recommandables, avec un sang-froid de professionnel. Quand ça fait pas de bruit et que ça fait mal, il est probablement passé par la. Bref, le 4 ne s’embarrasse pas avec le maniement de la balle, qui se limite au cas échéant a l’arrachage ou a la passe de sac de patates. Pour le style, on frappe pas vraiment a la bonne porte.
Le deuxième ligne a une vision plus périphérique du jeu. Tout ce qui tourne autour du ballon l’intéresse. Une main adverse qui traîne dans un regroupement, un talonneur un peu trop fouineur, une troisième ligne un peu top hardie… et hop, notre deuxième ligne fait le ménage, de façon licite, voire un peu moins si nécessaire. Aujourd’hui, le rugby moderne consacre le deuxième barre joueur de ballon, coureur, sauteur. La mort annoncée de nos éléphants d’Afrique.



••• TROISIEME LIGNE AILE •••

"le papillon, un coup avec les avant un coup avec les 3/4"


maillot de rugby numéroté 06, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91maillot rugby 07, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, le troisième ligne aile (6 et 7) (en anglais : 6. Blindside flanker & 7. Openside flanker) est l'un des quinze postes habituels. Généralement le numéro 6 opère plutôt côté fermé et est plus puissant que son homologue côté ouvert qui a davantage un profil de coureur pour soutenir immédiatement les trois-quarts dans les phases offensives comme défensives. Néanmoins ceci n'est pas une règle absolue et beaucoup de joueurs sont à la fois puissants et mobiles. En phase défensive, l'objectif de ces joueurs est de coller le plus au ballon pour intervenir au plus vite sur le porteur du ballon. Excellents plaqueurs, leurs interventions sont redoutées. Ainsi certains joueurs peuvent être amenés à chercher à plaquer ou contrer immédiatement le demi d'ouverture pour tuer l'attaque dès son lancement. Leurs qualités de plaquage alliées à leurs mobilités et leurs puissances sont extrêmement utiles sur les phases de jeu ouvertes. Par ailleurs des joueurs sont devenus des spécialistes pour récupérer rapidement le ballon peu après le plaquage comme Josh Kronfeld ou Serge Betsen. Offensivement, ils peuvent apporter rapidement leur soutien aux trois-quarts et éventuellement provoquer des un-contre-un face à des joueurs plus faibles physiquement afin de passer la ligne d'avantage. De manière générale, ce sont des joueurs polyvalents amenés à intervenir sur quasiment toutes les phases de jeu et donc particulièrement endurants.

06-07-troisieme-ligne d'équipe de rugby



••• TROISIEME LIGNE CENTRE •••

"l'olphactif, il aime sentir l'odeur des braves"


maillot de rugby numéroté 08, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, le troisième ligne centre plus couramment appelé par son numéro (8) (en anglais : Number eight) est l'un des quinze postes habituels. C'est un joueur faisant partie des avants dont il est un des éléments les plus importants sur le plan tactique. Le poste de numéro 8 est le plus souvent tenu par un joueur d'expérience et de grande taille, possédant assez de recul et d'autorité pour orienter le travail de ses équipiers au cours des mêlées. Il existe plusieurs façons de jouer à ce poste suivant le reste des avants et le jeu que l'on veut produire. En effet, un 5 de devant (les joueurs de la première et de la seconde ligne) qui peine à la tache (récupération de ballons, conquête) apprécierait un joueur de plus en "premier rideau défensif". Sinon, le 8 peut se permettre d'anticiper les déplacements adverses pour intervenir plus loin des phases de combat pur. Excellents plaqueurs, leurs interventions sont redoutées. Ainsi certains joueurs peuvent être amenés à chercher à plaquer ou contrer immédiatement le demi d'ouverture pour tuer l'attaque dès son lancement. Il peut ainsi former ce que l'on appelait le "troisième rideau défensif" ou bien participer à l'offensive au milieu des trois-quarts où sa puissance peut permettre de créer des brèches dans la défense adverse. Par ailleurs dans le rugby professionnel, les numéros 8 puissants arrivants à eux seuls à passer la ligne d'avantage en résistant à des plaquages sont particulièrement appréciés également. Si le joueur n'a pas la puissance physique pour réaliser cela, une présence efficace en touche peut néanmoins s'avérer très intéressante pour conquérir des ballons.

08-troisieme-ligne d'équipe de rugby



••• DEMI DE MELEE •••

"l'argneux, il a toujours le mot qui crée les maux"


maillot de rugby numéroté 09, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, le demi de mêlée (numéro 9) (en anglais : scrum-half) est l'un des quinze postes habituels d'une équipe. Avec le demi d'ouverture, il est l'un des deux joueurs composant la « charnière », qui relie les avants aux trois quarts. Généralement le plus petit joueur de l'effectif, ses qualités premières sont l'intelligence tactique, le vice, l'agilité et la vivacité. Paradoxalement vu son gabarit, il commande sur de nombreuses phases de jeu la stratégie des avants qui sont beaucoup plus imposants que lui car il est face au jeu et a une meilleure vision globale qu'eux. Si ce sont les avants (ou « gros » dans le jargon rugbystique) qui permettent d'avoir des ballons lors des phases de conquête (touche, mêlée, récupération dans les mauls), ce sont le 10 et le 9 qui décident de l'orientation du jeu et qui en sont les dépositaires. Sur les phases de mêlée fermée, il introduit le ballon dans la mêlée et si le troisième ligne centre ne s'en saisit pas, c'est lui qui le fait sortir de la mêlée. De manière générale, il doit alimenter son équipe en ballons et faire le lien entre les différents temps de jeu. Ainsi après chaque phase de jeu arrêté ou de regroupement consécutif à un plaquage ou à un maul, durant laquelle il a dirigé les avants, il peut décider de rejouer suivant la situation dans l'axe avec d'autres avants lancés ou bien de dynamiser le jeu et de transmettre le ballon aux trois-quarts de son équipe. Cela revient souvent à passer la balle au demi d'ouverture, bien qu'il puisse aussi jouer sur un petit côté directement avec un ailier. Le demi de mêlée peut aussi jouer au pied directement, surprenant ainsi la défense, ou bien essayer de percer s'il aperçoit un espace. C'est généralement lui qui joue rapidement les pénalités pour essayer de mettre l'équipe adverse en défaut soit en franchissant la ligne d'avantage, soit en obligeant un défenseur à intervenir alors qu'il n'était pas replacé et étant donc à nouveau sanctionné. Il s'occupe également de lancer le jeu lors de la prise en touche du ballon par un de ses avants. Loin du cliché qui veut qu'il faut nécessairement être très costaud pour être un bon joueur de rugby, pour beaucoup le meilleur joueur de l'histoire de ce sport est un demi de mêlée, Gareth Edwards.

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Ci dessous un descriptif plus "litéraire" de ce poste, vu par "Prince d'Euphore", rédacteur pour le site web de nos amis de Lanester

1,40 m, 60 kg, des pattes courtes et une forte gueule, tel est le cliché du demi-de-melée, concentré de rugby devant l’éternel. Car si sa carcasse est loin d’évoquer les grandes armoires envaselinées, c’est tout l’esprit de l’ovalie qui chante dans sa gouaille…

Ces propos choqueront, mais hélas, correspondent bien souvent à la réalité : un bon 9 est une vraie boule de pus, une ordure. Si tous ces lutins maléfiques s’organisaient en syndicat national, Sodome et Gomorrhe regneraient sans partage. La place si particulière occupée par les demis-de-melée dans le monde du rugby vient essentiellement du fait de son rôle sur le pré, incontournable.

Tous les joueurs le savent : une équipe qui possède un bon 9, c’est l’enfer tout l’après-midi, c’est se gratter la tête pour trouver l’antidote qui tuera le poison.
Bien protégé par ses huit molosses, le farfadet distribue les ballons, oriente le jeu, impulse les jaillissements, manoeuvre les gros comme un dompteur les lions… ou les éléphants. Sa voix rocailleuse et chantante hurle des ordres, réclame le cuir sur un ton hystérique.
Le demi-de-melée est un enfant gâté, couvé par son pack, par sa cocotte, il passe son temps a faire des caprices pour faire joujou avec sa baballe.
Le néophyte trouvera d’ailleurs le n° 9 sacrément gonflé : " comment fait-il pour ne pas se prendre de mandales par les huit marmulasses qu’il commande comme un garde-chiourme ??". Et bien monsieur, sachez que ce garçon jouit des mêmes privilèges que la vache en Inde, c’est un nain sacré.Pas touche au 9, c’est trop précieux, trop vital pour la survie du groupe.

Un vicelard hors normes
Bien entouré par sa garde prétorienne, il n’est d’ailleurs pas rare que ce rôle central dans le groupe confère à l’intéressé
Une certaine suffisance, une certaine morgue, une condescendance caractérisant ceux qui peuvent tirer la langue sans se faire tirer les oreilles par les méchants d’en face. Le garçon, donc, abuse un peu de son statut d’intouchable et devient un vicelard hors norme. Provocations diverses et variées, petit crachat discret, noms d’oiseaux, séances de "chambrages" en règle ( un bon 9 est fréquemment doté d’une répartie fulgurante…), petits sévices dans les regroupements (piétinements, arrachage testiculaire, petite pichnette sur le bout du nez) précédés d’un bref coup d’oeil vers l’arbitre pour accomplir son forfait discrètement. On ne parlera pas non plus des feintes de KO accompagnées par des cris de martyrs assassinés (un bon 9 serait un excellent footballeur). Bref, ce nabot matois, est un renard spécialisé dans le pétage de plomb.
Si vous en rencontrez un flegmatique et bien élevé, si vous rencontrez un 9 gentleman, c’est qu’il doit avoir une sacrée belle passe vrillée de 40 m, qu’il doit courir vite ( un bon 9 est souvent une ruine physiquement, sa vie est dissolue, il fume, il boit et baise de façon irraisonnable) ou qu’il doit être anglais.
Enfin bon, si jamais vous croisez un demi-de-melée dans la rue, changez de trottoir.



••• DEMI D'OUVERTURE •••

"l'observateur, il est spécialisé dans la recherche de l'espace, du trou noir"


maillot de rugby numéroté 10, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, le demi d'ouverture ou ouvreur (numéro 10) (en anglais : Fly-Half) est le joueur chargé notamment de l’orientation du jeu de son équipe après une phase fermée en ouvrant sur les trois-quarts (d'où son nom) bien que son rôle ne se limite pas à ce choix. Il porte traditionnellement le numéro 10. Avec le demi de mêlée, il forme une association appelée « charnière », cruciale dans l'organisation d'une équipe. Par leurs choix, ils influencent de manière déterminante la façon de jouer de l'équipe. Le demi d'ouverture a une large gamme de possibilités tactiques qui s'offrent à lui suivant les situations. Le jeu au pied est crucial à ce poste. En phase défensive, le jeu au pied du demi d'ouverture a souvent pour but de soulager son équipe en trouvant une touche le plus loin possible de l'en-but. En attaque, son jeu au pied peut permettre d'occuper le terrain en gardant le ballon dans l'aire de jeu pour presser ensuite l'équipe adverse. Il peut aussi taper une chandelle, le plus souvent vers l'arrière adverse afin de l'obliger à un duel aérien périlleux et ainsi semer le trouble dans une défense organisée. Le petit coup de pied à suivre, pour lui-même ou un coéquipier, à terre ou bien par dessus le demi d'ouverture et les centres adverses sont aussi des possibilités s'offrant à lui. Il peut aussi lorsqu'il est en position tenter des drops. Outre le jeu au pied, le demi d'ouverture peut aussi avoir recours au jeu à la main. Dans ce cas, c'est lui qui annonce les combinaisons de jeu, choisit d'écarter le ballon jusqu'aux ailes ou de faire jouer ses centres en percussion au centre du terrain. Le jeu à la main est utilisé dans le dessein de marquer un essai en utilisant la vitesse et l'agilité des trois-quarts dans un premier temps, ou lors de phases de jeu plus prolongées pour commencer à déstabiliser la défense avant d'initier un nouveau mouvement offensif. Cette alternative est cependant rarement utilisée quand l'équipe est sous-pression dans ses 22 mètres, sauf cas exceptionnel (fin de match avec un enjeu ou supériorité numérique par exemple). Parce qu'il a recours à une large panoplie de choix tactiques par le jeu au pied ou la main, le demi d'ouverture peut privilégier un style de jeu en particulier. Ainsi, certains demis d'ouverture comme l'anglais Jonny Wilkinson sont de véritables spécialistes du jeu au pied et de l'occupation du terrain par cette tactique. D'autres comme l'australien Stephen Larkham n'utilisent que très rarement le jeu au pied, préférant ouvrir à la main. Parce qu'il a un rôle très stratégique sur le terrain, le demi d'ouverture est la cible principale des troisièmes lignes adverses qui cherchent à remonter le plus rapidement sur lui pour l'empêcher de développer le jeu de l'équipe. Le fait qu'il aspire le premier rideau défensif peut avoir aussi une grande importance tactique. En usant de feintes de passes et des trajectoires de courses de ses centres, il peut alors prendre à contre-pied la défense adverse si il décide de courir avec le ballon en main. Le rôle stratégique du demi d'ouverture fait qu'il n'y a peu de stéréotype physique à ce poste. Certains joueurs sont petits et légers, d'autres sont grands et lourds, d'autres sont plutôt lents et d'autres rapides. Leurs capacités physiques déterminent parfois leurs choix de jeu et il n'est pas rare que certains joueurs puissants n'hésitent pas à défier plus souvent la ligne de défense adverse

10-demi-ouverture d'équipe de rugby



••• CENTRES •••

"l'analyste, il essaye de repérer les objets se déplaçant dans son espace"


maillot de rugby numéroté 12, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91maillot rugby 13, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, le centre (12 ou 13) (répartis en premier et deuxième centres en fonction de leur proximité avec l'ouvreur ou en centre droit et gauche), (en anglais : centre) est l'un des quinze postes habituels. Cette distinction est assez arbitraire dans la mesure où le rugby moderne nécessite une certaine polyvalence. C'est un joueur faisant partie des trois quarts. Le rôle offensif des centres est de perforer la ligne adverse soit par leu r puissance physique, soit par leur agilité (grâce à des appuis empêchant leur défenseur d'intervenir correctement) ou par leur technique (combinaisons de passes). Le rugby moderne a tendance à privilégier des joueurs assez costauds au poste de centre mais cela n'est pas toujours systématique. A ce poste, les joueurs les plus puissants peuvent recourir à la force pour perforer la ligne de défense suite à un plaquage raté, entraînant une situation dangereuse, ou un regroupement avec la mobilisation de nombreux défenseurs adverses sur le recul, ou de transmettre la balle après avoir été plaqué. Néanmoins, il existe encore dans le rugby moderne des centres au gabarit plus léger dont le rôle est de perforer les défenses par des combinaisons de passe et des trajectoires de course destinées à surprendre les défenseurs. Ce profil de centre fut longtemps à la mode avant la professionnalisation du rugby à l'image de joueurs tels que Philippe Sella ou André Boniface. Cependant, les centres actuels sont souvent plus lourds et plus puissants que les autres joueurs évoluant dans les trois-quarts. Certains, comme Yannick Jauzion ou Tana Umaga, pèsent plus de 100kg et ont un gabarit très proche des troisièmes lignes. Côté défense, ils doivent être de bons plaqueurs car ils forment avec le demi d'ouverture une ligne de défense souvent appelée "deuxième rideau" (la première regroupant les avants et la troisième étant constituée des ailiers et de l'arrière). Pour des raisons tactiques, ils peuvent aussi choisir d'opter pour une défense glissée visant à réduire l'espace latéral aux attaquants et prêter main forte à leur ailier. Il existe une distinction de rôle entre le premier et le deuxième centre et les joueurs évoluant dans l'un des postes n'ont pas toujours les mêmes facilités pour évoluer dans l'autre. Le premier centre a souvent un bagage technique plus important que le second centre (car plus souvent appelé à faire des passes) et excelle souvent dans le jeu au pied pour trouver une bonne touche en phase d'attaque infructueuse, pour générer une situation favorable pour son ailier, ou pour quitter la zone de jeu dans sa moitié de terrain et transférer le jeu dans le camp adverse. Le premier centre est alors un deuxième demi d'ouverture, les deux postes devenant souvent interchangeables dans le rugby moderne. Certains grands demi d'ouverture comme Dan Carter ou Andrew Mehrtens ont d'ailleurs commencé leur carrière au poste de premier centre.
Il est remarquable de constater qu'en Nouvelle-Zélande le demi d'ouverture et le centre sont appelés respectivement appelés first five eight et second five eight alors que le second centre est appelé centre. Cette appellation témoignerait de l'existence d'une continuité entre l'ouvreur et le premier centre, dont les postes seraient associés dans le langage rugbystique néo-zélandais (ce qui n'est pas le cas dans les autres pays anglo-saxons où le demi d'ouverture est appelé fly half et les centres , Inside centre pour le premier centre et Outside centre pour le second centre). Le second centre est en général un joueur ayant de plus grosses qualités physiques, souvent plus rapide et/ou plus costaud. Le fait qu'il intervient après le demi d'ouverture et le premier centre fait qu'il subit moins la pression du premier rideau défensif adverse et qu'il a plus de champ pour lancer ses courses et mettre en évidence ses qualités de perforation. Dans le rugby moderne, ce sont souvent des joueurs plus lourds ou plus agiles que les autres trois-quarts. La différence entre les deux postes du centre n'est cependant pas toujours aussi systématique dans les équipes et il arrive que les deux centres aient un profil similaire.

12-13-centre d'équipe de rugby



••• AILIERS •••

"le résigné, il n'espère plus rien ou plutot il espère avoir encore de l'espoir"


maillot de rugby numéroté 11, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91maillot rugby 14, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, l'ailier (11 ou 14) (gauche et droit) (en anglais : wing) est l'un des quinze postes habituels. On trouve deux ailiers dans une équipe. C'est un joueur faisant partie des trois quarts. Les ailiers se situent au bout de la ligne d'attaque. Leur rôle offensif principal est de conclure l'action amorcée par les trois-quarts. Ce sont donc des finisseurs et en général, les meilleurs marqueurs d'essai d'une équipe. Les ailiers sont souvent les joueurs les plus rapides de leur équipe. En effet, à ce poste, la vitesse est primordiale car elle doit leur permettre de s'infiltrer dans l'espace non occupé pour aller marquer un essai. Dans le rugby moderne, certains ailiers sont même capables de courir le 100m en moins de 11 secondes. En phase offensive, ils ne doivent pas forcément se cantonner à leur aile et peuvent aller sur l'autre côté et ainsi créer des surnombres pour passer la défense. S'ils sont surtout réputés pour leurs essais marqués, ils doivent être de bons défenseurs et plaqueurs pour défendre sur leurs vis-à-vis mais aussi empêcher les touches (dans la mesure du possible) qui permettent à l'adversaire d'occuper le terrain. Du fait de l'isolement des ailiers au bout de la ligne d'attaque, les joueurs jouant à ce poste ont moins d'adversaires directs à défier. Leur puissance étant moins sollicitée, les ailiers présentent un profil physique moins stéréotypé qu'aux autres postes du rugby. Pendant longtemps, c'est surtout la rapidité plus que le gabarit, qui déterminait le joueur évoluant à ce poste. Il arrivait même que certains joueurs pèsent moins de 80kg. La titularisation de joueurs plus lourds et extrêmement puissants comme le néo-zélandais Jonah Lomu (qui pesa jusqu'à 118kg et qui courait le 100m en moins de 11 secondes) à ce poste, dans les années 90, a considérablement modifié le profil type de l'ailier. Désormais, l'ailier moderne a souvent tendance à être la fois rapide et costaud, comme le sont souvent les joueurs originaires des îles Tonga, Samoa, qui exploitent alors leur inertie pour ne plus pouvoir être stoppés une fois lancés. Jonah Lomu fut l'exemple le plus frappant de ce nouveau type d'ailier, symbolisant les transformations qu'a impliqué le passage au rugby professionnel. D'autres joueurs comme Joe Rokocoko en Nouvelle-Zélande, Wendell Sailor en Australie ou Aurélien Rougerie en France ont perpétué cette tradition de l'ailier surpuissant et pesant en général plus de 100kg. Il reste toutefois des ailiers de gabarit plus modeste jouant davantage sur leur tonicité et leurs appuis dans les petits espaces : Austin Healey, Christophe Dominici, Breyton Paulse, Shane Williams, Vincent Clerc et James Simpson-Daniel.

11-14-ailier d'équipe de rugby

Ci dessous un descriptif plus "litéraire" de ce poste, vu par "Prince d'Euphore", rédacteur pour le site web de nos amis de Lanester

Ils étaient sveltes, chaloupaient leurs courses et décrivaient des arabesques sur le pré. Ils sont aujourd’hui de grosses marmules peu enclins à faire dans la dentelle. Le rugby évolue, n’en déplaise aux nostalgiques.

Jadis, ils étaient les "danseuses", ceux qu’on brocardait pour leur gabarit de criquet et leur aversion pour le contact. On a souvenir de ces caricatures d’ailiers qu’étaient ces Philippe Esteve ou ces Patrice Lagisquet… Mais mieux encore, le spécimen, celui qui peuple encore l’imaginaire de générations de joueurs, c’est cet homme aux cheveux longs, a la moustache épaisse, aux chaussettes qui tombent, mollets de coq obligent, au short en grosse toile bouffant qui découvrait des cuisses de mygales et moulait un petit cul de patineuse.

Bref, cet ailier des seventies capable de vitrifier un adversaire sur un simple coup de rein, celui qui ajustait des cadrages débordements d’école distillés grand champ, celui qui donnait du crochet a angle droit et du coup de pied de recentrage maintenant désuet mais qui faisait partie de la panoplie des trois-quarts aile a l’ancienne.

On les aimait bien ces ailiers la, ces rugbymens qui volaient comme fétu de paille au premier impact, plaquaient aux cheveux et se gelaient les miches sur le bord de touche quand on écartait pas le ballon.
Oui mais voila, l’ère moderne est passée par là et le cliché de l’ailier à papa a volé en éclats. Aujourd’hui l’examen de la toise et de la balance relègue nos arbalètes dévoreuses d’espace au rang d’articles de brocante. Adieu Bernat-Salles, bonjour Lomu ! Le rugby actuel, dans sa quête d’absolu, a choisi son camp.
Les trois-quarts aile ne sont plus des demie-portions a l’apparence inoffensive, petit oisillon perdu au milieu d’un troupeau de boeufs.

L’ailier mammouth écrase tout
Le nec plus ultra des années 2000, c’est un 11 ou un 14 qui fait craquer les coutures de son maillot et préfère a la stratégie du contournement celle du bélier. Les courses sont maintenant rectilignes, et le défi physique, jadis une aberration, est l’une des armes indispensables des golgoths de bout de ligne qui a l’occasion adorent se frotter aux bestiaux du pack.
Alors que reste-t-il des ancêtres a jambes fines ? Pas grand chose, si ce n’est la rapidité, car les déménageurs actuels ne se contentent pas de se pulvériser mutuellement et de brasser de la viande, ils sont dans l’idéal supersoniques, ce qui complique bien évidemment la tâche du défenseur en cas de choc frontal, on imagine.
Symboles d’un rugby qui se « modernise » ou plutôt qui s’uniformise, l’ailier-mammouth écrase tout, surtout le romantisme.

On se souvient ainsi de l’improbable duel de la coupe du monde 99 opposant le monstrueux Lomu au filiforme Bernat-Salles.

Et qui n’ a pas frissonné quand la grignette paloise, soufflée par la bourrasque, avait déposé magistralement son vis-a-vis soudain apparu bien pataud, sur un cad’deb’ académique ? Le temps n’est hélas plus a la fragilité. Le titane a brisé la porcelaine…….. Snif. !!!!



••• ARRIERE •••

"l'orgueilleux, il pense que personne ne le voit lorsqu'il se déplace"


maillot de rugby numéroté 15, club de rugby de sainte genevieve des bois, essonne, 91

Au rugby à XV, l'arrière (15) (en anglais : full back) est l'un des quinze postes habituels. Il fait partie des trois-quarts. Il est le dernier rempart avant la ligne d'en-but mais il ne doit pas se limiter aux seules tâches défensives et doit pouvoir se muer en attaquant. Il reste souvent en retrait pour réceptionner les ballons frappés au pied par l'équipe adverse mais il peut apporter sa contribution à l'offensive de son équipe en amenant le surnombre : on dit alors qu'il "s'intercale" dans la ligne des trois-quarts. Tactiquement son poste est important car de par sa position il est face au jeu et voit tout et est donc le mieux placé pour donner des indications aux autres trois-quarts. Les joueurs jouant à ce poste sont généralement plus grands que les ailiers mais moins que les avants notamment pour intervenir à la réception des chandelles. Leur vitesse de course doit également leur permettre d'être le dernier rempart sur une attaque des trois-quarts adverses qui aurait passé le premier rideau. L'intelligence de jeu et le sang-froid sont particulièrement importants à ce poste car l'arrière est amené à intervenir en tant que dernier défenseur (pour dégager en touche sous la pression adverse ou sous une chandelle) mais aussi en tant que premier relanceur lors qu'il décide de relancer à la main pour une contre-attaque ou d'utiliser le jeu au pied. Avoir un bon coup de pied est par conséquent nécessaire à ce poste tant en phase offensive que défensive. Dans certaines équipes, l'arrière peut d'ailleurs taper les pénalités et les transformations, tâche généralement confiée au demi d'ouverture. Du fait de la multiplicité des attributions de son poste, il peut exister plusieurs profils d'arrière. Certains joueurs sont spécialisés dans le jeu au pied à l'image de Percy Montgomery ou Gavin Hastings, d'autres dans la relance à la main comme Christian Cullen ou l'anglais Jason Robinson, et d'autres présentent un profil très complet dans tous les secteurs de jeu. Le rôle d'arrière nécessitant la maîtrise de tous les aspects du rôle des trois-quarts, il n'est pas rare que l'arrière évolue à d'autres postes sur le terrain, dans sa carrière. De même, certains joueurs évoluent à l'arrière après avoir joué à d'autres postes dans la ligne des trois-quarts. Certains arrières sont donc parfois des demis d'ouverture reconvertis (possédant souvent un bon jeu au pied et une meilleure vision du jeu) ou des ailiers (dont la rapidité est sollicitée sur les relances) comme Christian Cullen ou Jeff Wilson voire des centres repositionnés (apportant souvent une plus grande dimension physique sur les plaquages) comme Matt Burke ou Gareth Thomas. Lorsqu'il est employé au pluriel, le mot « arrières » désigne également l'ensemble des joueurs des lignes arrières : les trois-quarts (ailiers et centres) et l'arrière proprement dit.

15-arriere d'équipe de rugby


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