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Interview de Didier LEERS, trésorier du club SGS Rugby

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leers_didier_200Interview du Trésorier de la Section RUGBY, Didier LEERS :


Interviewer Danièle LAGIROTTE : Quelle est ta définition du Trésorier ?

DL : Le trésorier est bien souvent perçu comme un frein aux actions. Je préfère pour ma part le qualifier de défenseur, pour moi c’est le dernier défenseur d’un groupe.

DL : Pourquoi avoir choisi ce rôle au sein de la section alors qu’il y a tout un tas d’autres actions bien plus valorisantes ?



DL : Les raisons sont multiples. Tout d’abord en juin 2000 j’étais le seul parmi les joueurs seniors dont la profession prédisposait à la tenue de ce poste (et oui ça arrive : je suis comptable). Ensuite j’évite au maximum les projecteurs, il en était de même sur le pré lorsque j’assurerai mon poste de seconde ligne. J’aime le travail de l’ombre, et pourquoi SGS Rugby se dispenserait de mes compétences.


DL : Comment es-tu devenu Trésorier ?


DL : C’est Jacques BOULANGER, à l’époque Dirigeant de l’équipe senior, qui lors du tournoi de Migennes année 2000 en Rugby à 7, est venu me demander si j’aimerai me présenter en tant que membre du bureau de la section dans l’objectif de remplacer la Trésorière sortante lors de l’AG de juin 2000. C’est à lui que je dois donc mon engagement au sein de SGS RUGBY à ce poste.

DL : Quelles sont les contraintes de ce poste ?


DL : Assurer ce poste signifie qu’il faut avoir une vision non pas de catégorie de jeu mais une vision globale de la section. Tu dois rester constamment impartial. J’ai eu la chance de connaître plusieurs postes avant de devenir Trésorier, celui de parent de joueur, d’accompagnateur à l’Ecole de Rugby, d’éducateur non diplômé Ecole, puis d’éducateur diplômé premier cycle Ecole (ça existait à l’époque), de joueur senior. J’ai eu aussi la chance d’avoir un formateur de haut niveau en la personne de Martin GABARRUS dans la vie quotidienne du club-house, le nerf de la guerre. Les ficelles, les non dits, cibler les comportements… c’était un champion, le Big Boss. L’écouter, le regarder, apprendre avec lui était formidable. Malheureusement il nous a quitté un jour d’Août pour l’au-delà et laisse un grand vide dans mon paysage du Rugby génovéfain. Toutes ces fonctions m’ont aidé au final pour mettre en ordre mes choix, mes priorités mais avant tout pour avoir une vision générale des contraintes de chacun au sein de SGS Rugby.

DL : Tes relations avec les Présidents sont comment ?


DL : En dix années passées à ce poste je n’ai connu que deux Présidents, Gérard VINCENT et Jacques BOULANGER. Différents tous les deux, ils ont apporté un effet de levier bénéfique et fait évoluer la section Rugby vers le haut. C’est important d’avoir un bon Président qui de plus te fait entièrement confiance dans ta mission. J’ai eu cette chance de partager leur chemin.

DL : Y a-t-il eu des changements au niveau des finances ?


DL : Oui c’est énorme. Le budget de la section RUGBY est passé en dix ans de 30 000 € à 140 000 €. Cette évolution est liée principalement à l’augmentation des adhérents passant de 120 en 2000 à plus de 250 en 2011, à la création d’une catégorie « Féminine » puis en 2011 d’une catégorie « Loisir », à la hausse de la cotisation assurance fédérale, à la multitudes des actions d’animations (tournoi, soirées, séjours,…), et surtout à l’arrivée de partenaires publiques et privés.

DL : Qui gère les partenaires ?


DL : La recherche et les relations avec les partenaires sont assurées principalement par le Président de la section car nous n’avons pas encore trouver la « perle rare » qui pourrait régulièrement assurer ces contacts devenus de plus en plus importants dans la vie d’une association. Nous avons aussi la chance d’avoir un ancien Président de la section Rugby, Jean-Louis RAT, qui est entrepreneur. On le sollicite assez souvent pour une aide dans le domaine du partenariat privé.

DL : Quelles sont les dépenses de la section Rugby ?


DL : Les dépenses de notre section sont axées principalement sur le RUGBY et sa pratique. Le transport des adhérents reste toutefois la première source de dépense environ 45 % de notre budget car nous avons pour politique un seul et unique slogan : « la sécurité avant tout ». Viennent logiquement après les dépenses en matériels (ballons, shorts, chaussettes, protège-dents, maillots…) et les fournitures diverses nécessaires au fonctionnement de la section.

DL : As-tu des objectifs financiers ?


DL : Oui, pour moi le rôle du Trésorier est d’assurer l’équilibre parfait entre les recettes et les dépenses. D’assurer un avenir financier sein pour les futures générations. Il ne faut pas non plus oublier que nous sommes une association sportive à but non lucratif et c’est pourquoi il est bon de pouvoir faire un retour sur investissement en cas d’excédent et d’en faire profiter les adhérents. Nous avons pu mettre en place diverses actions par le passé : sac de sports, survêtements, équipement des bénévoles. En 2011, nous espérons pouvoir poursuivre ces actions qui fidélisent nos adhérents et nos bénévoles.

DL : As-tu déjà refusé un projet ?


DL : Depuis 2000 aucun projet présenté par les Dirigeants de catégorie n’a été refusé. Parfois il a pu être demandé de revoir le projet à la baisse mais globalement ils ont reçu un accueil favorable de la part des membres du bureau et ont pu être financé. Oups !!! un projet a été refusé, il s’agissait du financement d’une quiné pour le groupe féminin. Celle-ci ne souhaitait pas être déclarée. Personnellement, je suis totalement contre les actions qui ne respectent pas la législation en vigueur ou qui laisseraient penser qu’il existe des fonds occultes au Rugby. Je suis et reste pour une transparence absolue des finances de la section car elles appartiennent à toutes et tous et chacun a le droit de savoir ce que le bureau décide de faire des fonds dont nous disposons.

DL : Est-ce facile de devenir Trésorier ?


DL : Oui, il suffit de se porter candidat. Toutefois la gestion de la section est devenue au fil du temps plus complexe, plus précise et surtout demande plus de temps. Les dossiers de demandes de subventions représentent un travail conséquent (contrats d’objectifs Conseil Général et Ville, CNDS…), je remercie particulièrement Jérôme Courtois, ancien secrétaire de la section 2009-2010, pour son aide précieuse et ses commentaires pertinents sur ces sujets.

DL : As-tu déjà eu des reproches sur ton poste ?


DL : J’ai pu entendre ici et là des reproches sur la réalisation de certains projets. L’attaque est facile, j’assure plusieurs postes dont celui des achats de matériels et des vêtements sportifs. J’assume complètement le rôle du Trésorier qui bien souvent joue le rôle de fusible lorsque ça ne va pas. Bien-entendu dans ces cas le plaisir n’est plus de la partie et certaines remarques sont plus difficile à encaisser que d’autres.

DL : Tu n’es pas que Trésorier, n’est-ce pas un souci pour les autres actions ?


DL : Ce qu’il faut savoir c’est que lorsque je suis en réunion de bureau je n’ai qu’une seule et unique casquette, celle de Trésorier. Par contre le jeudi et le dimanche je suis très peu sollicité en tant que Trésorier ce qui me laisse la possibilité d’assurer d’autres fonctions.

DL : Qu’assure-tu comme autre mission et pourquoi ?


DL : Après une blessure à la cheville droite (fracture et arrachements ligamentaires) il y a 5 ans, j’ai souhaité rester au sein du groupe senior en tant qu’Adjoint au Dirigeant senior. Le plaisir de partager ces moments sportifs reste à mes yeux la première motivation. Toutefois ce plaisir varie en fonction des saisons. J’y ai rencontré des personnes fabuleuses et plus particulièrement deux hommes que je respecte énormément Alain COLLAS et Richard DESAILLY. On apprend vite avec eux et avec le temps on devient plus philosophe. Il y a aussi le groupe des Dirigeants senior qui s’est étoffé avec le temps. Jacques qui a tenu ce rôle pendant plusieurs années a été remplacé par quatre Dirigeants (Frédéric DESBOIS, Franck GICQUEL, Fabrice BAUMGARTNER et moi même). Là tu comprends que Jacques abattait un boulot énorme.

DL : Une conclusion ?


DL : Je remercie tous les bénévoles avec qui j’ai passé et passerai du temps, réalisé des projets, sans les nommer, la liste serait bien trop longue. Des femmes et des hommes différents les uns des autres, c’est cela le Rugby, une communauté d’individus avec leurs qualités et leurs défauts mais qui sent toujours le vrai et surtout un espace de vie où l’être humain reste le centre de préoccupations. Des nouveaux arrivent et apportent un souffle frais, des anciens partent avec encore une étincelle dans les yeux, ils reviendront probablement, c’est la ronde sans fin de la vie du bénévolat. J’essaye de faire de mon mieux pour que la section n’ait pas de souci financier et ceci pour le bien de toutes et tous. Lorsque l’on retire les discussions basées sur les finances, on y gagne dans tous les domaines. Quoi qu’il puisse se passer dans le futur, je resterai fier de ma contribution, si petite soit-elle. SGS Rugby doit continuer sa route sans s’inquiéter pour son encadrement, comme tout le monde je ne suis que de passage…


Interview réalisé le 6 mai 2011, par Danièle LAGIROTTE, à Sainte-Geneviève des Bois, Essonne, 91


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